Petite visite à l'intérieur du pays au mois d'août dernier. Un passage obligé pour les touristes (inexistants) au Burundi.
dimanche 30 septembre 2012
vendredi 28 septembre 2012
Amahera
La monnaie
burundaise étant en constante dévaluation, les pièces qui
circulaient avant n'ont presque plus cours tant leurs sommes sont
devenues dérisoires. Seules les pièces de cinquante francs se
trouvent encore, très pratiques pour gratter les codes secrets des
unités téléphoniques qui se présentent sous la forme des jeux à
gratter.
Nous utilisons donc presque
exclusivement des billets, allant de 10 à 10.000 francs, cette
dernière somme équivalant à plus ou moins 5,50€ selon le taux de
change. Ces billets circulent dans toutes les mains, sont bien
souvent déchirés, parfois scotchés voire même raccommodés avec
un fil en plastique, on essaye alors de les refiler au plus vite,
avant qu'ils ne se dissolvent dans nos poches. Certains sont humides,
toujours une agréable surprise quand on les prend en main. Mais le
pire...
L'autre jour, je parlais de cette odeur
des ndagalas qui restera le souvenir olfactif du Burundi. Tout le
monde m'a répondu que pour eux, l'odeur numéro 1 resterait celle
des billets burundais. L'argent n'a pas d'odeur, qu'ils disaient...
mercredi 26 septembre 2012
Le grand Quoi
Ma dernière
lecture : Le grand Quoi, l'histoire de Valentino Achak Deng, enfant
perdu, romancée par Dave Eggers. Un livre qui m'a beaucoup plu et
m'a renseignée sur la guerre civile au Soudan dont je ne connaissais
presque rien. Le but n'est pas de vous faire ici une critique
littéraire mais de vous en citer un passage qui m'a à la fois
intéressé et fait rire, la première fois où Achak, enfant, croise
un homme blanc.
« Quand l'intérêt qu'il
suscitait est devenu plus raisonnable, je me suis approché de cet
homme pour le regarder de plus près. Une peau incroyable. Certains
jours blanche comme de la craie, d'autres rose comme un cochon où le
ventre d'une chèvre. Ses bras et ses jambes étaient couverts de
touffes de poils noirs, toujours comme ceux d'un cochon, mais en plus
longs.
L'homme transpirait plus que n'importe
qui et passait l'essentiel de sa journée à s'éponger le visage.
J'étais navré pour lui, à cause de ses suées et parce qu'il avait
beaucoup de points communs avec le cochon. Inapte à la chaleur de
Pinyudo. […]
Je suis passé voir Ajulo et je l'ai
interrogée sur l'homme blanc, dont elle avait aussi entendu parler.
Je lui ai demandé si sa présence était une bonne chose et ce
qu'elle pouvait signifier. Elle a réfléchi un moment.
"Fils,
le khawaja est digne d'intérêt. Il est très intelligent et
a dans la tête des trucs que tu ne soupçonnes pas. Il parle plein
de langues, connaît le nom des villes et des villages, sait piloter
les avions et conduire les voitures. Les hommes blancs possèdent ça
dès la naissance.[...]"
J'ai
posé la même question au prêtre après la messe.
"C'est
une très bonne chose qu'il soit là, Achak, me répondit-il.
Vois-tu, l'homme blanc est un descendant direct d'Adam et Ève. Tu as
vu des représentations de Jésus dans les livres ? Adam, Ève, Jésus
et Dieu ont tous une peau comme celle-là, fragile et qui brûle au
soleil. C'est parce qu'ils sont plus proches du statut des anges qui,
s'ils étaient sur terre, brûleraient aussi comme ça. Cet homme est
là pour répandre la parole de Dieu." »
Ceci expliquerait donc cela.
lundi 24 septembre 2012
Safari #6
Et pour finir en beauté, le prix de l'animal le plus cool est décerné au phacochère !
Voilà, je viens seulement de trouver une connexion assez efficace pour pouvoir uploader toutes mes photos. Elles ne sont pas toutes aussi jolies, certaines sont zoomées car nous n'avons pas pu approcher les bêtes de trop près,...
Malheureusement, nous n'avons vu qu'une lionne, très peu de temps, et aucun rhinocéros car il n'y en tout simplement pas au Mikumi National Park. Pour le reste des moments magiques passés là-bas, pensez à me demander une soirée diapo à mon retour ;-)
samedi 22 septembre 2012
Safari #5
Safari dans notre jardin
Petite interruption des programmes pour vous présenter l'adorable boule de poil (ou bête sauvage ?) qui a débarqué dans notre jardin dimanche dernier. C'est un il (comprendre : il va très vite commencer à puer et à vouloir sauter sa mère, nous n'allons pas pouvoir le garder et il a finir sur un pic à brochette) et il n'a pas encore de nom officiel, le vote aura lieu ce soir.
Edit : il s'appelle Bus. Cabri-bus.
| Hmmm, le placenta c'est délicieux ! |
jeudi 20 septembre 2012
Safari #4
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